OTTAWA
— Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Ralph Goodale, a annoncé
aujourd'hui la réussite de l'opération de nettoyage et d'évacuation des matières
contaminées de deux propriétés industrielles à Surrey (Colombie-Britannique).
« Cette opération règle un problème environnemental qui suscitait
depuis longtemps des inquiétudes à Surrey, a affirmé le ministre Goodale. Sa
réussite est en bonne partie due à la participation active du public dans la
recherche de solutions prometteuses. »
Résidus des activités d'une fonderie dans les années 1970, les déchets
ont été évacués par le Bureau de gestion des déchets radioactifs de faible
activité (BGDRFA), l'organisme fédéral responsable du nettoyage des sites
contaminés par de tels déchets. Environ 5 000 mètres cubes de sol et de
scories contaminés au thorium ont été évacués du 7800 Anvil Way à Surrey
pour être éliminés au centre d'enfouissement et de recyclage Columbia Ridge,
en Orégon (États-Unis). Une petite quantité de scories faiblement
radioactives, qui avait été stockée dans la cour de triage Thornton à
Surrey, a de plus été acheminée aux installations de stockage homologuées du
BGDRFA aux Laboratoires de Chalk River (Ontario) d'Énergie atomique du Canada
limitée.
Le Groupe de travail de Surrey, une instance indépendante établie par
le ministre des Ressources naturelles du Canada a été chargé de trouver un
moyen d'évacuer le sol et les scories contaminés. L'excavation et l'évacuation
du sol et des scories contaminés ont débuté à la fin de 1999 à la suite de
vastes consultations publiques et d'une évaluation environnementale menées par
Ressources naturelles Canada.
« Le projet démontre clairement que le gouvernement fédéral tient à
faire participer le public, a soutenu le président du groupe de travail, David
A. Boyes. Nous sommes heureux que le projet se soit achevé sans répercussions
dommageables pour la santé ou la sécurité du public. »
« Maintenant que les deux sites ont été décontaminés, les niveaux de
radioactivité ressemblent à ceux que l'on trouve partout ailleurs dans la région
et ils ne posent aucun risque pour la santé », a affirmé un représentant du
ministère de la Santé de la Colombie-Britannique, David Morley.
Le projet a exigé la coopération et l'approbation des gouvernements de
tous les paliers, y compris les ministères de la Santé ainsi que de
l'Environnement, des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique et des
organismes de réglementation du Canada et des États-Unis.
Ce cas démontre l'engagement du gouvernement du Canada, réaffirmé dans
le discours du Trône de 1999, envers l'amélioration de la qualité de
l'environnement et, en particulier, le nettoyage des sites contaminés.